Imagerie de la femme — Mammographie

Principe technique

L’imagerie de la femme comprend deux axes :

  • l’imagerie du sein : dépistage individuel ou organisé, bilan diagnostique des lésions indéterminées, surveillance des prothèses mammaires, bilan d’extension par IRM, surveillance après traitement d’un cancer du sein, cytoponctions, microbiopsies et macrobiopsies, pose de clip intra-tumoral, repérage pré-opératoire sous échographie ou stéréotaxie, surveillance des patientes à haut risque de cancer du sein (IRM, mammographie, échographie),
  • l’imagerie du pelvis : imagerie de l’endométriose, bilan et suivi des lésions utérines, bilan et suivi des lésions ovariennes, suivi échographique des stimulations ovariennes (avant fécondation in vitro (FIV), inséminations…), bilan des prolapsus (descente d’organe).

L’imagerie de la femme est assurée par des médecins experts, formés aux modalités d’exploration du sein et du pelvis féminin. Notre équipe est particulièrement impliquée dans l’écoute et l’accompagnement des patientes. Les différentes modalités d’imagerie pratiquées dans nos centres sont :

  • la mammographie 2D
  • la tomosynthèse (ou mammographie 3D)
  • l’échographie mammaire
  • les prélèvements du sein : cytoponction, microbiopsie ou macrobiopsie (sous stéréotaxie ou sous tomosynthèse 3D)
  • l’échographie pelvienne
  • l’IRM pelvienne (gynécologique) et mammaire (seins)
  • le scanner du pelvis

Focus : mammographie 2D/3D

Déroulement de l’examen de mammographie

Des médecins spécialisés en imagerie du sein réalisent les mammographies 2D et 3D dans nos différents centres à Paris et Montrouge. À votre arrivée, vous serez accueillie par le manipulateur en imagerie qui réalisera votre examen. Si vous êtes enceinte ou susceptible de l’être, il est essentiel de le signaler. Suite à la réalisation des clichés, vous serez installée en salle d’échographie, le radiologue vous examinera et si besoin, il complétera votre examen par une échographie mammaire. Le radiologue vous expliquera les résultats de votre examen. Vous repartirez du centre avec le compte rendu ainsi que les imageries réalisées.

Préparation à l’examen de mammographie

Le jour du rendez-vous de mammographie, respectez les conseils suivants :

Principe technique de la mammographie

La mammographie est un examen radiologique du sein utilisant des rayons X. L’examen est proposé à partir de 40 ans ; avant cet âge les indications seront discutées au cas par cas (symptôme clinique, surveillance de famille à risque…). Le dépistage organisé de masse (ADECA 75 à Paris) est proposé entre 50 et 74 ans.

Un examen de mammographie comprend le plus souvent 4 clichés (2 incidences par sein). Le plus souvent une mammographie 3D (ou tomosynthèse) complète la mammographie 2D. Pour chaque cliché, le sein est placé dans le mammographe par la manipulatrice. Une compression modérée est réalisée, contrôlée par un système de qualité. Cette compression permet un bon étalement des structures glandulaires, diminue la dose reçue et améliore la qualité des images.

  • n’appliquez ni crème, ni poudre, ni parfum, ni déodorant. En effet, ces produits gênent parfois la réalisation de l’examen et l’interprétation des résultats,
  • habillez-vous de façon à pouvoir enlever seulement le haut de votre tenue, évitez de porter des bijoux (chaîne, boucles d’oreilles) que vous devrez retirer au moment de la mammographie,
  • apportez tous les clichés et comptes rendus d’examens déjà réalisés pour vos seins (mammographies, échographies, IRM, résultats de biopsies…), cela permettra à votre radiologue de comparer les images et les informations.

Bon à savoir

La mammographie doit idéalement être réalisée dans la première partie du cycle chez les patientes non ménopausées. En cas de prothèse ou de chirurgie du sein, la réalisation de l’examen sera adaptée. La mammographie n’est pas réalisée en cas de grossesse, à l’exception de cas particuliers dont vous pourrez discuter avec votre médecin.

Focus : échographie mammaire

C’est une technique d’imagerie utilisant des ultrasons, sans contre-indication. Elle peut être réalisée à tous les moments de la vie, y compris pendant la grossesse ou l’allaitement. Elle n’est pas systématique après un bilan mammographique de dépistage mais peut le compléter en cas de seins denses ou d’anomalie visualisée en mammographie. Avant 40 ans, c’est la méthode d’exploration de choix de la glande mammaire.

L’échographie mammaire permet de détecter et de caractériser les lésions du sein, d’explorer le creux axillaire à la recherche de ganglions, et de guider de nombreux prélèvements percutanés (biopsies) ou la pose de repères avant chirurgie.

Focus : prélèvements du sein

Les prélèvements du sein (cytoponction, microbiopsie ou macrobiopsie) permettent le recueil de cellules ou d’un fragment tissulaire pour l’analyse cytologique ou histologique au microscope. Ces prélèvements permettent de planifier au mieux la prise en charge : surveillance ou éventuelle intervention chirurgicale si nécessaire.

Microbiopsie sous échographie

Il s’agit d’une technique de prélèvement qui permet la caractérisation d’une lésion solide. Sous anesthésie locale, on réalise 3 à 4 prélèvements (petits cylindres millimétriques de tissu) sur l’anomalie décelée. La procédure est rapide (10 minutes en moyenne), indolore ou peu douloureuse, la patiente étant allongée sur le dos, bras derrière la tête. Les résultats sont en règle générale disponibles une semaine après le prélèvement.C’est une technique d’imagerie utilisant des ultrasons, sans contre-indication. Elle peut être réalisée à tous les moments de la vie, y compris pendant la grossesse ou l’allaitement. Elle n’est pas systématique après un bilan mammographique de dépistage mais peut le compléter en cas de seins denses ou d’anomalie visualisée en mammographie. Avant 40 ans, c’est la méthode d’exploration de choix de la glande mammaire.

Macrobiopsie stéréotaxique ou sous tomosynthèse (3D)

Cette technique de prélèvement permet l’exploration de certaines microcalcifications ou distorsions architecturales afin d’en adapter au mieux la prise en charge. Après anesthésie locale, des prélèvements sont réalisés à l’aide d’une aiguille sous aspiration, positionnée en un temps sur la zone d’intérêt. Lorsque toutes les microcalcifications sont retirées, un marqueur métallique inerte (clip) peut être mis en place afin de repérer secondairement la zone de biopsie.L’échographie mammaire permet de détecter et de caractériser les lésions du sein, d’explorer le creux axillaire à la recherche de ganglions, et de guider de nombreux prélèvements percutanés (biopsies) ou la pose de repères avant chirurgie.

Focus : endométriose

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie féminine encore largement méconnue. Entre 2 et 4 millions de femmes seraient touchées en France, entre l’adolescence et la ménopause. Elle est définie par la présence de cellules de l’endomètre en dehors de sa localisation anatomique habituelle :

  • soit dans le muscle utérin (le myomètre), ce qui s’appelle l’adénomyose ou endométriose de l’utérus,
  • soit en dehors de l’utérus, sur les ovaires (endométriome), les trompes (salpinx), les intestins, la vessie, les ligaments utéro-sacrés, la paroi abdominale, le nombril, et même parfois le diaphragme (endométriose thoracique).

Comment diagnostiquer l’endométriose ?

Le diagnostic d’endométriose en imagerie est difficile. En effet, certaines formes d’endométriose ne sont pas visibles en imagerie, ni en échographie, ni en IRM. La plupart des lésions d’endométriose sont cependant visibles par échographie et/ou IRM, lorsque l’examen est réalisé par un médecin habitué. Dans nos centres, nous vous proposons des rendez-vous avec des praticiens entraînés travaillant en étroite collaboration avec les centres experts.

Endométriose et réseaux experts à Paris et en région parisienne

Nos médecins travaillent en collaboration avec les spécialistes de l’endométriose à Paris et en région parisienne, notamment : Hôpital Port Royal-Cochin, Hôpital Saint-Joseph, Hôpital Foch (Suresnes), Fondation Saint-Jean-de-Dieu, Hôpital Henri Mondor (Créteil), Hôpital Necker-Enfants Malades pour l’endométriose des adolescentes.

Bon à savoir

L’échographie est réalisée par voie externe et par voie endovaginale (si vous n’êtes pas vierge et que vous le permettez). Nous vous recommandons d’avoir la vessie remplie en début d’examen.

L’IRM nécessite un lavement quelques heures avant l’examen afin d’avoir le rectum vide. Certaines contre-indications sont formelles : pacemaker, matériel métallique libre à proximité des vaisseaux, intracardiaque ou cérébral, éclats métalliques dans les yeux. Les prothèses articulaires et/ou dentaires ne sont pas des contre-indications.

Focus : échographie pelvienne

L’échographie utilise des ultrasons, sans aucune contre-indication. Elle permet de bien explorer toute la cavité pelvienne : l’utérus, les ovaires, les trompes… L’examen est réalisé dans un premier temps vessie pleine (ne pas uriner au moins 3h avant l’examen) par voie superficielle, puis, si possible, par voie endovaginale, vessie vide.

Les indications sont diverses : saignements gynécologiques, douleurs pelviennes, contrôle de stérilet, bilan d’infertilité, suivi de procréation médicale assistée…

Focus : scanner du pelvis

Le scanner du pelvis est un examen utilisant des rayons X. Chez la femme, cette technique est principalement utilisée pour :

  • la pelvimétrie (examen sans injection avec dose d’irradiation minimale),
  • le bilan d’une lésion ovarienne,
  • le bilan et suivi des lésions malignes gynécologiques (col de l’utérus, endomètre, ovaires…).

Focus : IRM mammaire et pelvienneFocus : échographie mammaire

IRM mammaire

Les indications de l’IRM mammaire sont précises. C’est un examen demandé en complément du bilan par mammographie et échographie pour caractériser une anomalie, rechercher des complications en cas de prothèses mammaires, faire le bilan d’extension local d’un cancer du sein, ou encore comme méthode de dépistage chez les patientes à haut risque. La patiente est positionnée à plat ventre. L’examen dure en moyenne 20 minutes.

IRM de l’utérus et des ovaires

Ses indications sont nombreuses : kyste de l’ovaire, endométriose, douleurs pelviennes, fibromes utérins, bilan de tumeur… En fonction de l’indication, une opacification vaginale ou rectale par gel pourra être réalisée.

IRM pelvienne dynamique ou déféco-IRM

Elle permet d’explorer les prolapsus et les incontinences urinaires. C’est un examen complémentaire qui apporte des informations pour la prise en charge des incontinences urinaires, prolapsus (« descente d’organes ») et de la constipation. Il n’est pas nécessaire d’injecter un produit de contraste. En début d’examen, le vagin et le rectum sont opacifiés au moyen d’un gel.

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